Hommage à Kathleen, assistante de direction chez ABLE2

Après six années passées à être le pilier des opérations d’ABLE2, l’assistante de direction Kathleen prend sa retraite, laissant derrière elle un héritage aussi important et compétent qu’elle.

Avant de rejoindre ABLE2, Kathleen a mené une brillante carrière dans l’informatique d’entreprise, occupant successivement des postes de programmeuse et de chef de projet dans le secteur des hautes technologies. Cependant, la pression, la résistance au changement et le rythme effréné avaient fini par l’épuiser. Elle aspirait à un travail plus enrichissant. Après avoir consulté un conseiller d’orientation, l’opportunité de rejoindre ABLE2 s’est présentée. Une petite équipe animée d’une mission ambitieuse et la possibilité d’avoir un impact concret : « C’était exactement ce que je recherchais », confie-t-elle.

Elle a rejoint ABLE2 en janvier 2020, accueillie par une équipe chaleureuse et passionnée, un univers à mille lieues de tout ce qu’elle avait connu dans le monde de l’entreprise. Puis, quelques semaines plus tard, une pandémie mondiale a éclaté. Au lieu de laisser le chaos freiner l’élan, Kathleen s’est investie pleinement. Elle a aidé les collaborateurs à maîtriser les outils du télétravail, les a soutenus face à l’incertitude et a veillé à ce que le rythme de travail se poursuive malgré un monde apparemment imprévisible. « Aider les gens à continuer à travailler et maintenir le lien entre nous tous a été le point de départ de mon engagement auprès des équipes. » La transition a été difficile, mais Kathleen a donné le ton pour la suite.

Au cours des six années suivantes, le talent de Kathleen pour la résolution pratique des problèmes est devenu indispensable. Elle a entrepris des projets d’envergure, notamment la numérisation d’un système RH entièrement papier, la conduite de trois grands travaux de rénovation de bureaux et la supervision du récent déménagement d’ABLE2, qui occupait ses locaux depuis 30 ans. Ces réalisations, loin d’être anodines, ont permis à chacune d’entre elles de rendre l’organisation plus efficace, plus adaptable à la modernisation et plus résiliente.

Mais au-delà de ces projets, Kathleen œuvre le plus souvent en coulisses, veillant au bon déroulement des réunions, à la précision et à l’accessibilité des dossiers, soutenant la direction et se tenant toujours prête à répondre aux nombreuses questions qui affluent dans sa boîte mail. Surtout, Kathleen a créé un environnement propice à l’épanouissement professionnel de chacun, et son impact s’est fait sentir pour chaque membre du personnel, bénévole, donateur et personne accompagnée par ABLE2.

Parmi ses souvenirs les plus précieux figurent les événements organisés par ABLE2 pour la communauté, notamment le pique-nique annuel. « C’est formidable de voir à quel point les gens apprécient ces moments de convivialité », confie-t-elle. Une année, un participant au pique-nique espérait entendre sa chanson préférée, « Dancing Queen » d’ABBA ; Kathleen a exaucé son vœu, et cela a illuminé sa journée. Un petit geste, certes, mais qui lui a rappelé combien de simples actions peuvent avoir un impact considérable.

Cela reflète sa conviction quant à l’importance de soutenir ABLE2. « ABLE2 permet à chacun de participer à la vie de sa communauté. C’est quelque chose auquel on ne pense pas assez, ou que l’on tient souvent pour acquis. Les personnes handicapées font face à de nombreux obstacles, et ABLE2 leur donne la liberté et la confiance nécessaires pour participer à la vie communautaire. Et c’est fondamental. »

Alors qu’elle prend sa retraite, Kathleen aborde ce nouveau chapitre avec enthousiasme. Elle se réjouit à l’idée de voyager davantage, de passer du temps de qualité avec ses petits-enfants, de renouer avec ses amis et de rester active (le pickleball figure en bonne place sur sa liste). Elle décrit cette liberté à venir comme « presque irréelle » – et elle l’a amplement méritée.

Et pour ceux qui ne le savent pas encore : Kathleen est également une auteure publiée. Son premier roman, Whiteout, est sorti sur Amazon en 2021 et a reçu d’excellentes critiques. La première version de son deuxième roman attend patiemment d’être finalisée, et nous avons le sentiment que cela ne saurait tarder.

En repensant à son expérience chez ABLE2, Kathleen confie ne rien regretter de son passage du monde de l’entreprise au secteur caritatif. « C’était bien plus enrichissant que je ne l’avais imaginé. J’ai adoré travailler ici. Nous formons une équipe formidable et je suis très fière de faire partie de cette organisation. »

Kathleen, vous nous avez apporté un soutien indéfectible pendant la pandémie, modernisé nos méthodes de travail et fait preuve d’un dévouement discret dans chaque tâche, qu’elle soit importante ou non. Vous avez épaulé nos équipes, renforcé nos opérations et contribué à façonner l’expérience d’innombrables membres de la communauté qui ont tout simplement eu le sentiment, au plus profond d’eux-mêmes, d’appartenir à cette communauté.

Au nom de toute l’équipe, du conseil d’administration et des personnes que nous soutenons, merci. Merci pour votre bienveillance, votre générosité et votre engagement indéfectible envers notre mission. Nous vous souhaitons une joie immense dans les aventures à venir et nous avons hâte de vous encourager dans l’écriture de vos prochains chapitres, tant dans votre vie que dans vos écrits.

Félicitations pour votre retraite, Kathleen ! Vous ferez toujours partie de la famille ABLE2 !

Donner pour recevoir : Investir dans les femmes handicaps

Le militantisme a toujours fait partie intégrante de ma vie. Mère d’un fils autiste, j’ai passé des années à me battre contre des systèmes inadaptés aux familles comme la mienne. J’ai souvent été la seule à défendre son droit à l’inclusion, insistant pour que les portes restent ouvertes malgré les obstacles. Ces expériences ont façonné mon parcours professionnel, mon style de leadership et ma vision du militantisme authentique. Elles m’ont aussi appris que les femmes sont les plus efficaces défenseures de leurs droits, quel que soit leur domaine.

Les femmes assurent la cohésion des systèmes tout en surmontant elles-mêmes les obstacles. Nous sommes des soignantes, des organisatrices, des personnes qui trouvent des solutions, des innovatrices. Nous tissons des réseaux, créons des solutions et soutenons nos familles et nos communautés, non seulement parce que nous le pouvons, mais parce que nous le devons. C’est pourquoi le thème de la Journée internationale des femmes de cette année, « Donner pour recevoir », résonne profondément en nous. Lorsque les femmes ont accès aux ressources, aux opportunités et au soutien, les familles, les communautés, les organisations et tous en bénéficient.

Mais il existe un groupe de femmes dont la réalité demeure largement invisible dans ces discussions : les femmes handicaps. Elles font face à des obstacles parmi les plus importants, subissant non seulement l’écart salarial entre les sexes et l’écart d’emploi lié au handicap, des écarts qui se creusent encore davantage au croisement du racisme, de la pauvreté et de l’exclusion systémique. Au Canada, les femmes handicaps n’occupent que 0,3 % des postes de direction et seulement 59 % des personnes handicaps ont un emploi. Ces chiffres démontrent clairement qu’il ne s’agit pas de lacunes individuelles, mais de failles systémiques.

Tout au long de ma carrière, j’ai constaté ce phénomène : des femmes exclues de milieux professionnels qui ne les prennent pas en compte, des dirigeantes talentueuses écartées parce que certains ont présumé que handicap rimait avec incapacité, des femmes handicaps piégées dans des systèmes d’aide sociale qui freinent leur autonomie financière. Le plus frustrant, c’est que nous savons que nous pouvons changer les choses, mais nous n’investissons pas suffisamment pour y parvenir.

Investir dans les femmes en situation de handicap, en leur offrant accessibilité, aménagements, opportunités et confiance, nous apporte bien plus que ce que nous donnons. Nous gagnons des personnes exceptionnelles, capables de résoudre des problèmes complexes, qui ont passé leur vie à naviguer dans des systèmes qui ne leur étaient pas destinés. Nous gagnons des employées fidèles, car un emploi valorisant est une chose qu’elles apprécient à sa juste valeur. Nous bénéficions de perspectives qui enrichissent nos produits, nos services et notre culture d’entreprise, d’une manière qu’aucune équipe homogène ne pourrait égaler. Et nous gagnons des communautés qui s’épanouissent lorsque les personnes les plus marginalisées sont encouragées à prendre les rênes.

Parler de leur réalité ne suffit pas. La véritable équation « donner pour recevoir » exige un investissement réel et concret. Investir, c’est intégrer la flexibilité et l’accessibilité au sein des milieux de travail comme une norme, et non comme un avantage ou une option secondaire. Investir, c’est développer des initiatives d’éducation financière et de sécurité qui s’attaquent aux pièges de la pauvreté, aux restrictions des prestations sociales et aux obstacles économiques propres aux femmes handicaps. Investir, c’est normaliser les pratiques d’embauche accessibles afin de lever les obstacles sur le marché du travail. C’est offrir de véritables perspectives d’accès aux postes de direction et de promotion, afin que les femmes handicaps puissent occuper davantage de fonctions à responsabilité. Enfin, il est essentiel de s’engager en faveur d’une équité mesurable, de combler les écarts de salaires, d’emploi et de besoins d’accessibilité non satisfaits, et de rendre des comptes sur les progrès accomplis.

Le retour sur investissement est indéniable. Les recherches démontrent que la promotion de l’égalité des sexes pourrait contribuer jusqu’à 150 milliards de dollars au PIB du Canada, et que l’amélioration de l’emploi des personnes handicaps accroît sensiblement la productivité, la stabilité et la participation globale au marché du travail.

Mais au-delà des aspects économiques, un enjeu plus fondamental est en jeu : lorsque les femmes handicaps accèdent à la sécurité économique, leurs familles se stabilisent. Lorsqu’elles trouvent un emploi, le discours dominant au sein de la communauté évolue quant à la place des femmes dans le monde du travail. Lorsqu’elles accèdent à des postes à responsabilité, elles redéfinissent les perspectives d’avenir pour les générations futures.

Nous le constatons fréquemment dans notre travail chez ABLE2. Nous voyons des mères qui, une fois soutenues, deviennent d’ardentes défenseures d’autres familles. Nous voyons des femmes qui acquièrent des compétences financières et qui, à leur tour, accompagnent d’autres personnes confrontées aux mêmes difficultés. Nous voyons des employées qui, lorsqu’elles bénéficient d’aménagements et de confiance, deviennent des leaders inspirantes. Il ne s’agit pas de simples anecdotes. Ce sont des conséquences bien réelles de l’autonomisation des femmes en situation de handicap.

Et pourtant, la société reste engluée dans un cycle où les femmes handicaps doivent encore se battre pour chaque opportunité, chaque aménagement, chaque aide financière. Nous célébrons celles qui « surmontent » les obstacles au lieu de nous engager à les supprimer définitivement. Nous proposons des programmes qui pallient les lacunes, alors que ce dont les gens ont besoin, ce sont des changements systémiques.

En célébrant les femmes, je vous encourage à vous engager concrètement à investir dans les femmes handicaps. Demandez-vous : que leur offrons-nous qui contribue réellement à leur réussite ?

Car lorsque les femmes handicaps ont les moyens de réussir pleinement, nous en profitons tous. La question est maintenant simple : sommes-nous prêts à investir sérieusement ?

Publié par

Heather Lacey

Directeur exécutif expérimenté à but non lucratif

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L’accès à la justice est fondamental pour la justice sociale.

Le 20 février marque la Journée mondiale de la justice sociale. Le thème de cette année, choisi par les Nations Unies, « Protection sociale et travail décent pour tous », appelle à des politiques concrètes visant à réduire la pauvreté, à renforcer les services publics et à garantir l’accès à la justice et au bien-être pour tous.

Pour les personnes handicapées, ce n’est pas une question théorique. C’est une question personnelle.

On parle souvent de justice sociale sous l’angle des aides au revenu, des taux d’emploi ou des droits des travailleurs. Ces éléments sont certes essentiels, mais pour de nombreuses personnes handicapées, la justice commence encore plus tôt, par une question plus fondamentale : ai-je seulement accès à une protection juridique ?

Puis-je comprendre mes droits ? Contester les décisions qui affectent mon logement, mes revenus ou mes soins de santé ? M’orienter dans des systèmes conçus sans tenir compte de moi ? Bénéficier d’une assistance juridique lorsque j’en ai le plus besoin ?

Quand la réponse est non, toute autre protection sociale devient une promesse sans solution.

Chez ABLE2, le service d’orientation juridique Reach existe car l’accès à la justice est inégalitaire. Les systèmes juridiques peuvent être complexes, coûteux et inaccessibles, notamment pour les personnes en situation de handicap, ou disposant de ressources financières limitées. Ce service comble cette lacune.

Nous mobilisons un réseau de plus de 200 avocats, parajuristes, et médiateurs du droit bénévoles qui offrent jusqu’à trois heures de consultation juridique gratuite et confidentielle. Pour de nombreux clients, c’est la première fois qu’ils se sentent écoutés au sein d’un système qui leur paraît injuste. Parfois, cela fait toute la différence entre perdre son logement et conserver sa stabilité, entre l’exploitation et la protection, ou entre le désespoir et la défense de ses droits.

L’accès à la justice est le fondement de tous les autres systèmes de protection sociale.

Sans protection juridique, les travailleurs ne peuvent défendre leurs droits, les locataires contester les pratiques de logement dangereuses ou discriminatoires, les familles obtenir les prestations auxquelles elles ont droit et les individus se protéger contre l’exploitation et les abus. Lorsque ces protections sont inaccessibles, les droits restent théoriques.

Le thème de l’ONU met l’accent sur le travail décent. Pour les personnes handicapées, le travail décent implique bien plus que de simples opportunités d’emploi. Il requiert des aménagements de poste de travail applicables, une protection contre la discrimination, une rémunération équitable et une participation réelle.

Mais lorsqu’on ne peut pas accéder aux systèmes juridiques pour contester la discrimination ou exiger des aménagements, le « travail décent » reste hors de portée, quel que soit le nombre d’emplois existants.

Les lois sur l’équité en matière d’emploi ne servent à rien si les gens ne peuvent pas les appliquer.

Le service d’orientation juridique Reach d’ABLE2, ainsi que d’autres programmes d’accompagnement et de défense des droits, permettent aux personnes de ne pas se retrouver seules face à des systèmes fragmentés. Nous œuvrons à réduire la stigmatisation, à favoriser la compréhension et à mettre les individus en relation avec des services qui soutiennent leur dignité et leur stabilité.

Mais les organisations caritatives comme la nôtre ne peuvent pas remplacer la responsabilité systémique.

Des programmes comme le nôtre doivent servir de transition, et non de solution permanente. Les gouvernements doivent financer adéquatement des systèmes de protection sociale inclusifs. Les employeurs doivent respecter les droits des travailleurs et s’engager dans un dialogue social constructif. Les communautés doivent lutter contre la stigmatisation et investir dans des initiatives locales qui facilitent l’accès aux services et aux opportunités.

La justice sociale ne s’obtient pas par de simples déclarations. Elle s’obtient par des structures qui fonctionnent pour tous dès le départ.

Si nous prenons au sérieux la « protection sociale et le travail décent pour tous », alors l’accès à la justice doit être non négociable, non pas un service charitable, mais un droit fondamental doté des infrastructures nécessaires pour le garantir.

En cette Journée mondiale de la justice sociale, j’interpelle les dirigeants, les décideurs politiques, les employeurs et les membres de la communauté : examinons les obstacles qui persistent et éliminons-les. Finançons des systèmes inclusifs. Concevons des services accessibles dès le départ. Garantissons aux personnes handicapées la possibilité de faire valoir leurs droits, et pas seulement d’en prendre connaissance.

La cohésion sociale se renforce lorsque l’inclusion est intentionnelle. Justice différée pour certains, justice refusée à tous.

La justice sociale se construit par l’action. Construisons-la ensemble.

Où constatez-vous des lacunes en matière de justice dans votre communauté ? Quel rôle pourriez-vous jouer pour les combler ?

Publié par

Heather Lacey

Directeur exécutif expérimenté à but non lucratif

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Se préparer à l’avenir : le parcours de Steven en matière de logement avec ABLE2

Steven a passé la majeure partie de sa vie à Ottawa. Il vit avec sa mère et cumule deux emplois à temps partiel : agent d’entretien pour la Ville d’Ottawa et opérateur de saisie de données pour une compagnie de taxis. Pendant son temps libre, il retrouve ses amis, va au cinéma et joue de la guitare. L’écriture est également devenue un exutoire important pour lui, et il a récemment publié un récit autobiographique sur son enfance avec l’autisme.

« C’est une question de détermination », explique-t-il. « Il s’agit d’apprendre à vivre avec ma maladie, et non à lutter contre elle. »

Le livre de Steven, « Life so Far », est disponible ici.

Cette même détermination alimente un objectif cher à Steven : vivre un jour de manière autonome.

« Mon objectif est de quitter le domicile de ma mère un jour », confie Steven. « Il n’y a pas d’urgence pour l’instant, mais je veux être prêt. Mes parents ne seront pas là éternellement, et le moment venu, je veux un endroit sûr et décent où vivre. »

C’est un objectif que partagent de nombreuses personnes handicapées, mais que le contexte du logement à Ottawa rend difficile à atteindre. La hausse des coûts, la rareté des logements disponibles et les longues listes d’attente constituent des obstacles pour presque tous ceux qui cherchent un logement. Pour les personnes qui doivent en plus faire face aux difficultés liées à leur handicap, le processus peut s’avérer particulièrement éprouvant.

Steven a entrepris les démarches très tôt. En 2022, il s’est inscrit au Registre du logement d’Ottawa, persuadé d’avoir lancé le processus. Il a découvert par la suite que sa demande n’avait jamais été reçue. Ce fut un revers frustrant, mais il l’a conduit au Programme de soutien au logement d’ABLE2, où il a été mis en contact avec Patricia, intervenante en services de protection des adultes. Ensemble, ils ont déposé une nouvelle demande, et cette fois, Steven a reçu la confirmation que sa demande avait bien été enregistrée.

Depuis, Steven et Patricia se rencontrent tous les mois pour faire le point sur les démarches administratives, examiner les options de logement et aborder les aspects pratiques de leur préparation à une vie autonome. Ils se sont également concentrés sur leur situation financière : gestion du budget, constitution d’une épargne et planification de leur avenir.

« C’est utile », dit simplement Steven. « Avoir de l’aide supplémentaire ne fait jamais de mal. »

Ce soutien constant et régulier est essentiel. Même lorsque les progrès semblent lents, le fait de savoir que quelqu’un prend régulièrement de ses nouvelles, répond à ses questions et l’aide à planifier rend le parcours plus gérable et moins insurmontable.

L’acquisition d’un logement par Steven n’est peut-être pas pour tout de suite, mais il se concentre sur le fait d’être prêt le moment venu. Il espère trouver un emploi à temps plein, continuer à épargner et, à terme, emménager dans son propre appartement. En attendant, Patricia, son assistante sociale, veille à ce qu’il ne soit pas seul face à ces démarches complexes.

Au-delà du logement, Steven espère aussi que son histoire changera le regard porté sur le handicap. « Quelqu’un a dit un jour à ma mère que je ne pourrais pas avoir de vie sociale ni faire grand-chose », se souvient-il. « Mais j’ai prouvé le contraire. » Il a figuré sur la liste d’honneur du doyen à l’université, occupe deux emplois, a publié un livre et continue de construire une vie riche de sens et de joie.

Le programme d’aide au logement d’ABLE2 ne se contente pas d’aider les gens à trouver un logement, mais vise aussi à leur donner les moyens d’accéder à l’autonomie en toute confiance. Pour des personnes comme Steven, bénéficier d’un accompagnement et d’un soutien constants tout au long du processus rend les démarches moins intimidantes et l’idée d’une vie indépendante plus accessible.

À propos du programme de soutien au logement d’ABLE2

Le programme d’aide au logement d’ABLE2 offre un soutien individualisé aux personnes ayant une déficience intellectuelle afin de les aider à se préparer à une vie autonome. Grâce à un accompagnement individuel par des intervenants en protection de l’enfance, les clients :

  • Explorez les options de logement et découvrez ce qui est disponible.
  • Développer des compétences essentielles à la vie quotidienne comme la gestion budgétaire et la capacité à défendre ses droits.
  • Naviguer sur les listes d’attente et les processus de demande de logement
  • Entrez en contact avec les ressources et les soutiens communautaires.
  • Développer la confiance en soi et la préparation à la vie autonome

Le programme reconnaît que le rythme de chacun est différent et que la véritable indépendance peut être atteinte en se dotant de solides compétences et d’un réseau de soutien solide.

Pour en savoir plus sur le programme de soutien au logement d’ABLE2, cliquez ici.

Trouver le bon endroit pour grandir : le parcours de Maks vers l’indépendance

Pour Ava, voir son fils Maks devenir un jeune homme autonome a été un parcours empreint de fierté et de réflexion. Mère d’un jeune adulte en situation de handicap, elle sait que l’autonomie ne s’acquiert pas du jour au lendemain, mais se construit progressivement, avec le soutien adéquat au bon moment.

Avant d’emménager dans son appartement, Maks faisait constamment la navette entre les domiciles de ses parents divorcés. Bien qu’entouré d’affection, l’absence d’un lieu fixe l’empêchait de se sentir chez lui. L’indépendance lui semblait inaccessible, non pas par manque de capacités, mais parce que s’orienter dans les méandres des systèmes de logement, des demandes de financement et des exigences d’accessibilité peut s’avérer un véritable labyrinthe, surtout pour les familles qui doivent se débrouiller seules.

Maks, qui a maintenant une vingtaine d’années, a toujours été déterminé à vivre de manière indépendante. « Je veux mon propre appartement », dit-il simplement. « Je veux pouvoir me débrouiller seul. »

Ce désir d’indépendance se reflète dans son quotidien. Maks travaille à temps partiel, un emploi qui l’occupe, structure sa vie et contribue à son bien-être mental. Au-delà du simple salaire, le travail lui apporte des liens sociaux, une routine et un sentiment d’utilité, autant d’éléments essentiels à son entrée dans l’âge adulte.

Grâce à une recommandation des Services de développement de l’Ontario – Région de l’Est (SDO-RE), Ava et Maks ont été mis en contact avec le Programme de soutien au logement d’ABLE2 et ont trouvé exactement ce qu’il leur fallait. Ils ont commencé à travailler avec Patricia, intervenante en protection des adultes, qui les a aidés à transformer un objectif lointain en un projet réaliste et réalisable. Patricia a accompagné Maks et Ava en leur proposant des suivis réguliers, en examinant attentivement les options de logement et en portant une attention particulière à l’accessibilité, au coût et à l’emplacement. Il ne s’agissait pas simplement de trouver n’importe quel appartement, mais de trouver celui qui leur convenait.

« Maks recherchait la stabilité », explique Ava. « Un endroit accessible, proche de tout ce dont il avait besoin, et où il pourrait commencer à prendre confiance en lui et à vivre de manière plus autonome. »

Aspirer à cette stabilité impliquait de se confronter à un nouveau système complexe. Avant de contacter ABLE2, Ava a consacré du temps à la recherche et a fait preuve de patience pour gérer les formalités administratives, les demandes et les appels téléphoniques, souvent sans savoir précisément quelles seraient les prochaines étapes.

Grâce à ses efforts, Maks a pu obtenir une aide financière pour rendre la vie autonome financièrement viable grâce à des programmes d’aide au loyer et aux services publics. Maks reçoit 100 $ supplémentaires par mois pour son loyer grâce au Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées (POSPH), suite à son changement de situation de logement : il vivait auparavant chez un parent et loue désormais son propre appartement tout en conservant un emploi à temps partiel. La Ville d’Ottawa (par l’intermédiaire des Services communautaires et sociaux, ABU) a contribué à couvrir son dernier mois de loyer et ses frais de déménagement. Une aide financière a également été obtenue auprès d’Hydro Ottawa (dans le cadre du Programme ontarien de soutien à l’électricité) pour les factures de services publics de Maks.*

Ce poids a commencé à s’alléger lorsqu’Ava et Maks ont commencé à travailler avec Patricia dans le cadre du Programme de soutien au logement d’ABLE2, ce qui leur a apporté réconfort, clarté et le sentiment d’être accompagnés.

« Je me débrouille seule depuis longtemps », explique Ava. « La présence de Patricia a été comme une aide précieuse, un réconfort supplémentaire. Cela m’a rappelé que je n’ai pas à porter ce fardeau seule. »

Lorsque Maks a finalement emménagé dans son appartement en octobre 2025, cela représentait bien plus qu’un simple changement d’adresse. C’était un moment historique.

Aujourd’hui, Maks vit dans un logement qui lui convient parfaitement : à proximité des transports en commun, des commerces et du centre-ville qu’il affectionne. Il est fier de sa maison, de ses habitudes et du sentiment croissant de maîtrise de son quotidien. Qu’il s’agisse d’aller au cinéma, de regarder un match ou simplement de profiter de sa liberté de choisir comment il occupe son temps, Maks s’installe dans une vie qui lui ressemble.

Au-delà de la simple recherche des ressources adéquates, Patricia, travailleuse sociale agréée, a également aidé Maks à développer les compétences pratiques dont il aura besoin pour s’épanouir de manière autonome.

« Nous avons travaillé sur le budget, la compréhension des factures, la gestion de l’argent », explique Patricia. « Ce sont des choses qui paraissent simples, mais qui sont essentielles lorsqu’on prépare son premier logement. »

Maks apprend également à se servir des ressources communautaires, à comprendre ses droits en tant que locataire et à défendre ses besoins – des outils qui lui seront utiles à long terme.

Alors que le chemin vers l’autonomie se poursuit, Ava est soulagée de savoir que Maks bénéficie d’un solide soutien et d’une équipe compétente. Le programme d’aide au logement d’ABLE2 ne s’est pas contenté de les aider à trouver un logement, mais a aussi permis à Maks de gagner en confiance, d’y voir plus clair et de se projeter dans l’avenir.

Pour des familles comme celle d’Ava et Maks, le soutien fait toute la différence. Il transforme l’incertitude en progrès et les systèmes longs et complexes en quelque chose de gérable et d’humain.

Parce que chacun mérite un lieu où il se sente en sécurité, compétent et chez lui, et le soutien nécessaire pour y parvenir.

*Remarque : Les aides mentionnées reflètent l’expérience personnelle de Maks et Ava. Les critères d’admissibilité, les montants et les détails des programmes peuvent varier et sont susceptibles d’être modifiés. Nous encourageons les lecteurs à se renseigner directement auprès des organismes financeurs concernés afin de vérifier leur admissibilité.

À propos du programme de soutien au logement d’ABLE2

Le programme d’aide au logement d’ABLE2 offre un soutien individualisé aux personnes ayant une déficience intellectuelle afin de les aider à se préparer à une vie autonome. Grâce à un accompagnement individuel par des intervenants en protection de l’enfance, les clients :

  • Explorez les options de logement et découvrez ce qui est disponible.
  • Développer des compétences essentielles à la vie quotidienne comme la gestion budgétaire et la capacité à défendre ses droits.
  • Naviguer sur les listes d’attente et les processus de demande de logement
  • Entrez en contact avec les ressources et les soutiens communautaires.
  • Développer la confiance en soi et la préparation à la vie autonome

Le programme reconnaît que le rythme de chacun est différent et que la véritable indépendance peut être atteinte en se dotant de solides compétences et d’un réseau de soutien solide.

Pour en savoir plus sur le programme de soutien au logement d’ABLE2, cliquez ici.

Les lundis après-midi avec Rebecca – Pourquoi la présence est importante

Rebecca travaille à distance comme chef de projet pour une association et se décrit comme une casanière. Mais depuis qu’elle a rejoint le programme de jumelage d’ABLE2, ses lundis après-midi sont devenus un moment qu’elle chérirait pour rien au monde.

Lorsque Rebecca a commencé à chercher une opportunité de bénévolat, elle ne savait pas vraiment ce qu’elle pouvait apporter. Beaucoup d’offres exigeaient des compétences trop spécifiques ou trop techniques. C’est alors qu’elle a découvert le programme de jumelage d’ABLE2.

« Ce qui m’a le plus marquée, c’est que tout ce que j’avais à offrir, c’était mon temps. Juste ma présence », se souvient Rebecca.

Après avoir postulé via Bénévoles Ottawa, Rebecca a entamé le processus d’intégration d’ABLE2. Elle admet que cela lui a paru intimidant au départ, mais elle a vite compris l’importance de cette démarche. « ABLE2 prend le jumelage très au sérieux », se souvient-elle. « Ils tiennent vraiment à ce que le programme soit durable et bénéfique pour tous. »

Rebecca a rencontré son âme sœur à la fin du printemps 2025, et au fil des mois, leur lien s’est développé naturellement. Désormais, elles ont trouvé leur rythme. Tous les lundis après-midi, elles se retrouvent au même restaurant de shawarma du quartier où l’amie de Rebecca a ses habitudes. Autour des effluves de viande grillée, elles discutent, rient ensemble et apprécient simplement leur compagnie. Après quelques mois, Rebecca a été invitée chez son amie. Pour elle, c’était une étape importante qui témoignait d’une confiance et d’un confort croissants dans leur amitié.

Depuis, leur temps passé ensemble s’est enrichi de petites attentions précieuses. Elles écoutent toutes sortes de musique, aident ensemble à désencombrer la maison de son amie, ou partagent leurs joies et leurs peines. Rebecca décrit ces moments comme simples mais profondément ressourçants.

Au début, Rebecca s’inquiétait de ne pas en faire assez comme alliée, que les conversations ne soient pas toujours fluides, ou que les sorties ne soient pas assez productives. Mais son amie a doucement changé son point de vue. « Parfois, elle me dit simplement : “Je suis si contente de te voir aujourd’hui.” C’est là que j’ai compris qu’être un allié n’a rien de compliqué. Il suffit d’être présent. »

Quelques mois après le début de leur jumelage, Rebecca et son amie ont découvert que leurs anniversaires étaient à quelques jours d’intervalle. Alors, le jour J, elles ont décidé de le fêter ensemble. « Je lui ai apporté un repas qu’elle n’aurait pas pu se permettre en temps normal, car elle ne s’éloigne jamais de chez elle. Et les gars du restaurant de shawarma lui ont fait la surprise d’un gâteau d’anniversaire. C’était un moment tellement joyeux, simplement partager un anniversaire avec une amie. » Rebecca confie que c’est l’un des moments les plus mémorables qu’elles aient vécus ensemble depuis le début de leur jumelage.

Ce qui surprend le plus Rebecca, ce n’est pas seulement l’impact qu’elle a eu, mais ce qu’elle a reçu en retour.

« J’aime avoir une activité qui me permet de sortir régulièrement de chez moi », confie Rebecca. « J’ai noué une véritable amitié avec une personne que j’avais probablement déjà croisée, mais que je n’aurais jamais rencontrée sans ABLE2. »

Pour Rebecca, être une alliée signifie être une personne sur laquelle son amie peut compter. Quelqu’un qu’elle peut appeler lorsqu’elle est angoissée. Quelqu’un à qui parler en cas de mauvais temps.

« C’est un honneur pour elle de faire partie de ses personnes de confiance », dit Rebecca. « Et honnêtement, c’est réciproque. Je lui ai aussi parlé de mes propres problèmes de santé mentale. C’est mutuel. »

Rebecca apprécie également le soutien continu de l’équipe du programme de jumelage d’ABLE2.

« Les travailleurs sociaux sont très présents. Azra a été formidable. C’est rassurant de pouvoir en parler et de savoir qu’on peut compter sur du soutien. Lenka, qui s’est occupée de mon intégration, était super aussi. On arrive au programme en sachant qu’on n’est jamais seul. »

Pour celles et ceux qui hésitent à faire du bénévolat, Rebecca offre un conseil rassurant : « Assurez-vous d’être prêt·e à vous engager, mais sachez qu’une fois engagé·e, cela ne vous semblera plus une obligation. Ce sera quelque chose pour lequel vous aurez envie de consacrer du temps. »

Elle ajoute : « Ne vous mettez pas la pression quant à ce que le Match doit être. Laissez-le se développer naturellement. Il vous suffit d’être présent. »

Le changement le plus important pour Rebecca a peut-être été son point de vue sur le handicap.

« Ce n’est pas aussi intimidant qu’on le pense. On se rend vite compte qu’on a beaucoup plus de points communs qu’on ne l’imagine », confie-t-elle.

Le lundi après-midi, Rebecca prouve que le changement significatif ne provient pas d’actions extraordinaires, mais du fait d’être présent, constant et ouvert à la connexion.

Et parfois, il suffit d’être présent.

Plus de quatre-vingts personnes en situation de handicap attendent encore des alliés comme Rebecca. Si vous pouvez donner quelques heures par mois, vous aussi pouvez faire la différence.

Pour en savoir plus sur le bénévolat avec le programme de jumelage, cliquez ici.

Ce que 2025 nous a appris et dans quoi nous investissons pour 2026

Je n’ai jamais été du genre à prendre des résolutions. Mais en repensant à l’année remarquable d’ABLE2 et en me projetant vers 2026, je comprends clairement ce que nous laissons derrière nous et ce vers quoi nous nous engageons résolument.

L’année 2025 a dépassé mes attentes d’une manière que je n’avais pas anticipée.

Nous avons atteint notre objectif de revenus dès le troisième trimestre, bien avant le quatrième trimestre, période traditionnellement consacrée à nos levées de fonds. Nous avons triplé notre couverture médiatique par rapport à l’année précédente, ce qui a permis de donner encore plus de visibilité aux personnes en situation de handicap dans toute la région. Nous avons noué des partenariats atypiques – notamment avec un joueur Twitch qui a récolté plus de 1 300 $ en 13 heures de diffusion en direct – et renforcé nos liens avec nos soutiens de longue date. Nous étions présents là où notre communauté se rassemblait, de Capital PRIDE aux tables rondes professionnelles. Enfin, notre transition vers un fonctionnement entièrement à distance, perçue comme risquée par certains, est devenue l’un de nos plus grands atouts : elle nous a permis d’aller à la rencontre des gens là où ils se trouvent, quand ils ont besoin de nous, sans être limités par des contraintes physiques ou horaires de bureau.

Mais la transformation la plus significative a peut-être été la manière dont nous nous sommes mobilisés pour les personnes que nous soutenons.

Nous avons réduit de 26 % la liste d’attente de notre programme de jumelage, permettant ainsi à des personnes qui attendaient depuis des années d’être enfin mises en relation avec leurs alliés. Le Programme de ressources sur l’alcoolisation fœtale (FARP) a vu ses délais d’attente diminuer de 67 %, et les enfants, les jeunes et leurs familles ont reçu de l’aide près de 19 mois plus tôt. Nos services de courtage en financement ont accompagné près de 80 % de clients supplémentaires, et notre programme d’aide au logement a soutenu 140 % de personnes en plus en 2025 par rapport à l’année précédente.

Les données révèlent à quel point notre impact peut être plus important lorsque nous rationalisons nos programmes, renforçons la qualité de notre prestation et laissons les données guider des décisions plus intelligentes et plus ciblées.

L’année 2025 nous a montré ce qui est possible lorsque nous choisissons l’évolution plutôt que « ce qui fonctionne ».

Voici nos engagements pour 2026.

Ce qui est dépassé : la culture de la performance à outrance érigée en signe de distinction.

Ce qui est inclus : Le bien-être du personnel comme priorité stratégique favorisant un travail durable et significatif

L’épuisement professionnel ne devrait jamais être le prix de l’engagement. Lorsque le personnel dispose de ce dont il a besoin – ressources, soutien, soins de santé mentale, compassion – il peut s’investir pleinement et plus efficacement auprès de la communauté. Le bien-être n’est pas un luxe, c’est un fondement.

Faire preuve de bienveillance envers notre équipe signifie qu’elle peut faire preuve de bienveillance envers les personnes que nous accompagnons.

Ce qui est dépassé : S’appuyer sur « ce qui a toujours fonctionné »

Au programme : créativité, visibilité et engagement communautaire

Le marketing et la communication ne sont pas qu’une question d’apparence. C’est grâce à eux que la communauté découvre nos offres, comprend notre impact et trouve des moyens concrets de s’impliquer.

En 2026, nous allons étendre notre présence en matière de communication : nouer des partenariats avec les acteurs locaux, explorer les collaborations avec les influenceurs et nous impliquer dans des espaces numériques comme les diffusions en direct de jeux vidéo, où les échanges authentiques sont déjà bien établis. Nous avons constaté l’efficacité de ces approches non conventionnelles. Nous sommes désormais prêts à les exploiter pleinement.

Nous choisissons également avec soin où nous concentrons notre temps et nos ressources : en investissant dans des programmes à fort potentiel et en sollicitant des subventions qui correspondent étroitement à notre mission et à nos atouts.

Ces choix garantissent que notre impact soit non seulement ressenti, mais aussi vu, compris et défendu.

Ce qui n’est plus : être le décideur par défaut et se sentir responsable de chaque réponse et de chaque appel.

Ce que j’y mets : Un leadership centré sur l’humain — diriger avec bienveillance, écouter attentivement et apprendre avec mon équipe

J’apprends chaque jour de mon équipe, des personnes que nous accompagnons et en prenant des risques qui repoussent les limites du possible. Être un leader, ce n’est pas détenir toutes les réponses ; c’est créer un environnement propice à l’épanouissement des autres, être à l’écoute et cultiver une curiosité insatiable pour continuer à progresser.

Je ne suis pas parfait, et je n’ai pas besoin de l’être.

Ce à quoi je m’engage, c’est d’apprendre en permanence, de perfectionner mon leadership et de m’adapter à un monde qui évolue plus vite que quiconque ne peut suivre. Mon équipe me stimule, m’apprend et m’inspire ; cette progression collective est le moteur de notre travail.

Il ne s’agit pas de résolutions, mais d’engagements fondés sur ce que l’année 2025 a démontré être possible.

Nous investissons dans les gens — notre personnel et notre communauté.

Nous investissons dans des stratégies audacieuses qui reflètent la réalité du monde actuel.

Nous investissons dans notre évolution en tant qu’organisation engagée dans une défense durable, innovante et courageuse des droits des personnes handicaps.

La communauté des personnes en situation de handicap mérite un défenseur qui s’engage pleinement, en ligne, en personne et partout où les gens se rassemblent. Cela implique de prendre soin de notre équipe, de diversifier nos ressources et d’oser expérimenter de nouvelles approches.

2025 nous a montré que nous pouvons accomplir des choses remarquables lorsque nous sommes prêts à nous adapter.
2026, c’est faire ces choses avec intention, investissement et attention.

Qu’allez-vous laisser derrière vous cette année ? Dans quoi investissez-vous ?

Publié par

Heather Lacey

Directeur exécutif expérimenté à but non lucratif

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Comment nos champions ont transformé ABLE2 – pour le meilleur

Réflexions sur l’année 2025 et sur ce qui se passe lorsqu’une communauté se mobilise pour les personnes handicapées

J’ai vu Wicked récemment, et dans le duo final très émouvant « For Good », Elphaba et Glinda évoquent l’impact profond qu’elles ont eu l’une sur l’autre. Cette chanson m’a marquée et m’a inspiré cette réflexion, alors que je repense au parcours d’ABLE2 entre 2024 et 2025. Cela peut paraître cliché, mais le vers « …changé pour de bon » décrit parfaitement ce qui s’est passé lorsque notre communauté s’est mobilisée au moment où nous en avions le plus besoin.

En 2024, ABLE2 a dû faire face à une crise financière qui a mis en péril 50 ans d’action communautaire. Comme beaucoup de petites associations, nous étions tiraillés entre une demande croissante et des ressources en baisse. Pour la première fois depuis mon arrivée, je doutais de notre survie.

Afin de préserver nos programmes essentiels, nous avons dû prendre des décisions difficiles, comme la fermeture de certains programmes et le licenciement de personnel. Ce furent parmi les conversations les plus éprouvantes que j’aie eues en tant que directrice générale, et l’impact sur les personnes concernées m’a profondément affectée. Mais face à des ressources limitées et à des besoins croissants, ces mesures étaient indispensables pour continuer à soutenir les personnes les plus vulnérables de notre communauté.

Fin 2024, nous avons lancé une campagne de financement exclusivement numérique. Pas de publipostage, un budget marketing minimal, juste de la transparence. Nous avons exposé clairement notre situation financière et partagé notre espoir que ceux qui croyaient en notre mission nous soutiendraient. Forts de notre expérience des années précédentes, nous savions que cette campagne donnerait des résultats modestes.

Au lieu de cela, un événement remarquable s’est produit. Nos donateurs n’ont pas seulement répondu à l’appel, ils l’ont surpassé. Des dons sont venus de partenaires de longue date, de nouveaux donateurs, d’anciens bénévoles, de familles que nous avons soutenues il y a des années et de personnes engagées dans la communauté. Ils se sont mobilisés pour les personnes les plus vulnérables de notre communauté. Leur générosité a permis à ABLE2 de se stabiliser, de se reconstruire et d’aborder l’année 2025 avec des bases plus solides.

Nos champions nous ont changés — pour toujours.

Grâce à cette stabilité retrouvée, nous savions qu’il nous fallait adopter une approche plus stratégique quant à l’utilisation de nos ressources. À la mi-2025, nous avons pris une décision qui nous paraissait à la fois risquée et nécessaire : ABLE2 est passée à un fonctionnement entièrement à distance et a fermé ses bureaux physiques.

Certains craignaient que cela ne réduise notre impact ou notre visibilité, voire ne compromette notre productivité. Mais nous avons poursuivi notre route avec confiance, car nous avons toujours su que notre force ne réside pas entre les quatre murs d’un bureau, mais dans notre lien avec la communauté.

Libérée des contraintes d’un lieu physique, notre équipe a pu aller à la rencontre des usagers, des bénévoles et des donateurs là où ils se trouvaient. Nous avons éliminé les obstacles tels que les déplacements, les horaires rigides et les pressions d’un environnement de bureau traditionnel. Nos collaborateurs ont ainsi gagné en flexibilité pour adapter les programmes aux besoins et aux préférences de chacun, tout en préservant un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.

Ce n’était pas nouveau pour nous. Nous fonctionnions déjà ainsi depuis la pandémie, et nos résultats montraient constamment que notre efficacité reposait sur les relations, et non sur l’immobilier.

Depuis le passage au télétravail intégral, nous avons pu aider et soutenir davantage de personnes et sortir des listes d’attente de certaines familles. Nous avons recruté plus de bénévoles, accueilli de nouveaux donateurs et renforcé nos partenariats avec des organisations et des entreprises qui partagent notre vision.

Chaque séance de formation sur le TSAF, chaque match, chaque soutien à la navigation et chaque effort de sensibilisation ont été possibles grâce à ce changement et grâce aux champions qui continuent de nous soutenir.

L’année 2025 nous a montré ce qui se produit lorsqu’une communauté se mobilise pour l’inclusion. Elle nous a montré que de petites organisations peuvent avoir un impact considérable lorsqu’elles sont entourées de personnes engagées. Elle nous a montré que le travail visant à donner la parole aux personnes handicapées, à bâtir des communautés inclusives et à lever les obstacles exige la participation de tous.

À tous ceux qui ont fait un don, se sont portés volontaires, ont noué un partenariat, ont milité pour ABLE2 et ont cru en elle cette année : merci. Vous ne nous avez pas seulement sortis de la crise ; vous avez aussi affirmé que les personnes handicapées comptent.

Vous êtes devenus leurs champions du quotidien.

À l’approche de la fin de l’année 2025, je suis profondément reconnaissant pour tout ce que cette communauté a rendu possible. Et même si nous avons accompli de réels progrès, les besoins, eux, demeurent.

Les personnes handicapées continuent de lutter pour une inclusion de base. Les familles peinent encore à se frayer un chemin seules dans des systèmes fragmentés. Les jeunes adultes atteignent la majorité et ne bénéficient plus des aides dont ils ont besoin, sans perspective d’avenir claire. Le fossé entre la prise de conscience et l’action reste important.

ABLE2 existe pour combler ce fossé, pour défendre les intérêts de chacun et bâtir la communauté inclusive que nous méritons tous. Mais nous ne pouvons pas accomplir cette mission seuls.

En cette période des fêtes, je vous invite à devenir un champion du quotidien pour les personnes handicapées.

Votre don nous assure un démarrage en force pour 2026, tout comme votre générosité fin 2024 a transformé notre trajectoire cette année.

Votre don aujourd’hui signifie :

Votre soutien contribue à des vies riches de sens et de joie. Découvrez leurs histoires ici ou écoutez leurs témoignages dans notre podcast.

Nous approchons de notre objectif de fin d’année. Un don aujourd’hui permettra à ABLE2 de poursuivre sur sa lancée et de continuer à créer des liens, un sentiment d’appartenance et des opportunités au cours de l’année à venir.

Deviendrez-vous un champion du quotidien pour les personnes handicapées avant la fin de l’année ?

Faites un don ici : http://weblink.donorperfect.com/ABLE2DonateSM

Merci d’être à nos côtés, aujourd’hui et à l’avenir.

Joyeuses fêtes !

Publié par

Heather Lacey

Directeur exécutif expérimenté à but non lucratif

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La voix solitaire à la table : Pourquoi chaque personne handicap a besoin d’un défenseur au quotidien

Lorsque mon fils a reçu un diagnostic d’autisme et de retard de développement dans les années 1980, j’ai fait comme tous les parents : j’ai imaginé son avenir. Mais lors d’une consultation, un professionnel m’a dit sans détour : « Votre enfant ne deviendra pas neurochirurgien. »

Je me souviens avoir pensé : je n’ai pas besoin qu’il soit neurochirurgien. Je veux juste qu’il ait une belle vie.

Ce simple souhait a nécessité quarante années de lutte acharnée. Mais même à l’époque, je savais que je n’aurais pas dû avoir à me battre aussi durement.

Dans les années 1990, lorsque je militais pour que mon fils soit intégré dans une classe ordinaire tout en bénéficiant de programmes spécialisés, j’étais presque toujours la seule à défendre cette position. Les professionnels m’expliquaient en détail pourquoi c’était impossible.

Mais nous y sommes parvenus. Durant ses années de lycée, il a été pleinement intégré. Tout a été adapté à ses besoins. Il avait des amis avec qui déjeuner, des assistants pour le soutenir et une vie qui lui permettait de participer pleinement à la vie de sa communauté.

Il a fallu un plaidoyer épuisant. Il a fallu être son champion au quotidien — et avoir d’autres champions dans sa vie : ses grands-parents, ses tantes, ses oncles, un réseau de personnes qui croyaient qu’il méritait plus que la simple survie.

Après 40 ans, je peux vous l’affirmer avec certitude : on n’élève pas un enfant handicapé sans un réseau de soutien. On m’a dit que j’étais courageuse, mais je faisais simplement ce qu’il fallait pour que mon enfant puisse mener une vie pleine de sens et d’épanouissement.

Voir mon fils prendre le bus seul pour la première fois m’a terrifiée. Mais il aspirait à cette indépendance, et faire partie d’une communauté, c’est aussi lui faire confiance pour s’y retrouver. J’ai dû apprendre que ce n’est pas ma vie, c’est la sienne. Mon rôle est de faciliter ce qu’il souhaite, et non pas toujours ce que je crois qu’il a besoin.

Aujourd’hui, mon fils se fait des amis partout où il va. Il aime son travail et ses tâches ménagères. Il aime faire du sport, aller au centre commercial, et savourer son déjeuner spécial chaque semaine, comme tout le monde. C’est un garçon gentil et affectueux qui vit la vie qu’il souhaite.

Et c’est tout ce que j’avais toujours espéré : qu’il vive pleinement sa vie.

Mais cela ne signifie pas qu’il n’a plus besoin de soutien. Nous anticipons l’avenir, nous veillons à ce que son frère ou sa sœur soit impliqué(e) et qu’il ait des personnes qui le défendent, au-delà de sa famille. Car, en réalité, nous avons tous besoin de quelqu’un à nos côtés dans les moments difficiles. Nous avons tous besoin de quelqu’un pour nous défendre lorsque nous sommes trop épuisés pour le faire nous-mêmes.

Les êtres humains ont besoin des autres pour s’épanouir. Ce n’est pas seulement une question de handicap, c’est une question humaine.

Nous avons certes parcouru un long chemin depuis les années 80, mais il reste encore beaucoup à faire. Aujourd’hui encore, les parents se battent avec autant, voire plus, d’acharnement qu’il y a des décennies. Ils doivent toujours se débrouiller seuls face à des services fragmentés, ils continuent de lutter pour l’inclusion comme si elle était facultative, et ils essuient toujours des refus lorsqu’ils demandent que leurs enfants soient traités avec dignité.

C’est épuisant. C’est frustrant. Mais ça ne doit pas forcément être ainsi.

Toutes les personnes handicapées n’ont pas la chance d’avoir un parent capable de défendre leurs droits. Tous les parents ne bénéficient pas du même réseau de soutien que nous. Et même ceux qui en ont un ne devraient pas avoir à se battre seuls.

En ce mardi du don, je vous invite à devenir un champion du quotidien pour les personnes handicap.

Votre soutien permet à un parent de ne pas être le seul à prendre des décisions. Il permet à un jeune adulte d’avoir quelqu’un qui défend ses droits en matière de logement, d’emploi et d’autonomie à mesure que ses parents vieillissent. Il permet aux personnes handicapées d’avoir des alliés au-delà de leur famille : des professionnels, des partenaires et des membres de la communauté qui croient qu’elles méritent mieux que la simple survie.

En soutenant ABLE2, vous renforcez le plaidoyer, les programmes et les réseaux qui garantissent que personne ne lutte seul. Vous contribuez à créer la communauté inclusive que nous aurions dû bâtir il y a des décennies.

Mon fils est devenu un garçon gentil et aimant qui profite de la vie. C’est ce qui me rend fier : non pas ce qu’il a accompli selon les critères de la société, mais le fait qu’il vive la vie qu’il souhaite.

Chaque personne en situation de handicap le mérite. Elle mérite des défenseurs qui la soutiendront lorsqu’elle est épuisée, qui se battront lorsque le système la laisse tomber et qui croiront en son potentiel même lorsque les autres n’y croient pas.

En ce Giving Tuesday, serez-vous un champion du quotidien pour les personnes handicapées ?

Cultivez une vie pleine de sens et de joie dès aujourd’hui : https://www.able2.org/fr/soyez-un-champion-du-quotidien/

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Heather Lacey

Directeur exécutif expérimenté à but non lucratif

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Le pouvoir d’être vue : L’amitié de Kelly-Anne et Maria

Pendant la plus grande partie de sa vie, Kelly-Anne a entendu la même chose sans cesse : « Mais tu n’as pas l’air handicapée. » Ce que la plupart des gens ne voient pas, c’est sa force et le courage qu’il lui faut pour affronter un monde qui n’est pas fait pour les handicaps invisibles.

Kelly-Anne vit avec un handicap invisible. Elle a des difficultés à lire, à écrire, à s’orienter et à faire des calculs, ce qui lui paraît presque insurmontable. Tout au long de sa vie, elle a également dû faire face à des problèmes de santé mentale. Mais comme son handicap ne présente aucun signe physique, les gens supposent qu’elle ne fait pas assez d’efforts. « Les gens s’impatientent quand on ne sait pas rendre la monnaie correctement à la caisse. Ils ne se rendent pas compte que prendre le bus est terrifiant quand on ne peut pas toujours lire les chiffres ou comprendre les panneaux. »

Au fil des ans, Kelly-Anne a vu des ressources être allouées à d’autres et a constaté qu’elle était exclue de certains programmes, toujours reléguée au second plan pour « laisser la place à ceux qui en avaient davantage besoin ». Elle a dû constamment se justifier, sans jamais vouloir être un fardeau pour les autres.

« J’ai appris à me faire plus petite, à faire passer mes propres besoins après les miens et à faire comme si tout allait bien. »

Tout au long de sa scolarité, elle s’est retrouvée prise entre deux feux : jugée trop capable pour le système de soutien général destiné aux personnes handicapées, ou pas assez handicapée pour un autre. Marginalisée, ignorée et jugée par ceux qui ne comprenaient pas ses difficultés, Kelly-Anne a développé une profonde conscience d’elle-même, apprenant à décrypter les dynamiques sociales et à anticiper le rejet. Elle se préparait au moment où l’on réaliserait qu’elle n’était pas comme on l’imaginait.

Quand Kelly-Anne est arrivée à ABLE2, elle était hésitante. Elle craignait que le programme ne la considère vraiment comme une personne méritant d’être soutenue. Mais elle est venue quand même, car au fond d’elle, elle savait qu’elle avait besoin d’essayer autre chose. Elle savait qu’elle voulait nouer une relation authentique avec quelqu’un en dehors de sa famille. Ce qu’elle a trouvé a dépassé toutes ses espérances.

« ABLE2 m’a vue », raconte Kelly-Anne. « Pour la première fois de ma vie, j’ai entendu ces mots : “Votre handicap est réel. Vos besoins comptent autant que ceux de n’importe qui d’autre.” »

Grâce au programme de jumelage d’ABLE2, elle a rencontré Maria, une bénévole sélectionnée avec soin au terme d’un processus rigoureux et ciblé. Maria ne s’est pas contentée de donner de son temps sans conviction. Elle souhaitait sincèrement apprendre à connaître Kelly-Anne et nouer une amitié avec elle.

Lors d’une de leurs premières sorties, Maria s’est assurée que Kelly-Anne rentre bien à la maison, car elle savait qu’elle avait du mal avec les numéros de bus et les itinéraires. Elle lui a demandé de lui envoyer un SMS à son arrivée, non par pitié ou par obligation, mais parce qu’elle tenait vraiment à elle.

« Personne ne l’avait jamais fait pour moi auparavant », se souvient Kelly-Anne.

Aujourd’hui, l’amitié entre Maria et Kelly-Anne a évolué vers quelque chose d’inattendu. « Maria est ma meilleure amie », confie Kelly-Anne. Elles explorent la ville comme le font les amies : visites de musées, cours de poterie, sorties au cinéma. Elles partagent une passion pour les chats et portaient même des t-shirts assortis, brodés de chats, lors de leur entretien d’embauche. Elles rient beaucoup ensemble, découvrent leurs univers respectifs et acquièrent des perspectives qu’elles n’auraient jamais imaginées seules.

Maria est devenue une porte-parole auprès de son entourage, aidant ses amis et sa famille à comprendre ce que signifie réellement vivre avec un handicap invisible. Elle a tellement appris de Kelly-Anne qu’elle sensibilise désormais les autres aux handicaps dont ils ignoraient l’existence.

Pour Kelly-Anne, l’impact est bien plus profond. « Pour la première fois en 49 ans, je ne me sens plus invisible. »

Interrogées sur le moment le plus marquant de leur amitié, Maria et Kelly-Anne partagent le même souvenir : Noël chez Kelly-Anne.

Maria se souvient de ce moment comme d’un rêve : « C’était comme être au pôle Nord. La maison était décorée du sol au plafond, et Kelly-Anne et sa famille nous ont accueillis, mon conjoint et moi, à bras ouverts. Nous avons été comblés de cadeaux et avons partagé un délicieux repas. Je n’ai pas de famille ici, alors passer Noël avec eux m’a apporté tellement de chaleur et d’amour que nous nous sommes sentis comme chez nous. »

Pour Kelly-Anne, la signification était différente mais tout aussi profonde : « C’était la première fois que j’amenais une amie – mon amie, pas l’ami de mon frère ni l’amie de ma mère. Et c’était formidable pour ma famille de faire la connaissance de cette personne extraordinaire qui était mon amie. »

Pour la première fois depuis longtemps, Kelly-Anne avait quelqu’un qui désirait sincèrement passer du temps avec elle, non pas à cause de son handicap, mais pour ce qu’elle était. Pour la première fois, elle se sentait vraiment importante.

Au début, Kelly-Anne avait des doutes quant à cette rencontre. Elle confie : « Si quelqu’un ne vous appelle pas, s’il ne fait pas ce petit effort supplémentaire… c’est là que tous les doutes commencent à s’installer. On se demande : ai-je fait quelque chose de mal ? Ne suis-je pas à la hauteur ? »

Mais Maria était toujours là. Elle a toujours privilégié leur amitié, même quand la vie se compliquait. Même quand Kelly-Anne traversait des moments difficiles. Même quand les circonstances changeaient, car les vrais amis ne disparaissent pas simplement parce que la vie est faite de changements.

Maria partage ce sentiment : « J’admire beaucoup Kelly-Anne. Elle garde la tête haute en toutes circonstances, et c’est la personne la plus gentille et la plus douce que je connaisse. Par exemple, quand on teste un nouveau restaurant, elle s’assure qu’il y ait des options végétaliennes pour moi. Elle est toujours là pour moi, de façon concrète. Pour moi, c’est ça, la vraie amitié. »

Interrogée sur ce qu’elle dirait aux bénévoles potentiels, Kelly-Anne répond simplement : « Essayez ! On apprend beaucoup les uns des autres, des choses qu’on n’apprendrait pas seul. C’est une expérience d’apprentissage vraiment unique, et on rencontre des gens formidables. »

Maria ajoute : « Je suis venue faire du bénévolat, mais j’ai reçu tellement plus. Le processus de sélection était rigoureux, certes, mais cela en valait vraiment la peine. Ce fut une expérience incroyablement enrichissante et révélatrice. » Elle a découvert que le plus beau cadeau n’était pas ce qu’elle pouvait donner, mais ce qu’elle a reçu en apprenant véritablement à connaître Kelly-Anne.

ABLE2 repose sur la conviction que chaque personne mérite d’être reconnue comme capable, importante et précieuse. Grâce au programme de jumelage, Kelly-Anne a enfin compris cette vérité, et cela a transformé sa vie : Tu comptes. Ton handicap est réel. Tu mérites qu’on fasse des efforts pour toi.

Mais l’histoire de Kelly-Anne n’est pas le fruit du hasard. Elle est rendue possible grâce à la générosité de donateurs comme vous, qui investissent dans les programmes et services d’ABLE2, tels que le Programme de jumelage. Votre investissement finance un processus de jumelage rigoureux, un soutien continu assuré par une équipe qualifiée et un réseau de relations humaines authentiques.

Et à l’heure actuelle, plus de 100 personnes en situation de handicap attendent encore d’être prises en charge. Elles attendent qu’on reconnaisse l’importance de leur handicap. Elles attendent d’être remarquées. Elles attendent de se sentir enfin intégrées.

En faisant un don à ABLE2, vous contribuez à écrire davantage d’histoires comme celle de Kelly-Anne. Vous permettez aux personnes atteintes de handicaps invisibles d’entendre enfin : Vous comptez. Vous êtes vues. Vous méritez qu’on se soucie de vous.

Faites un don aujourd’hui. Soyez un champion du quotidien pour les personnes handicap.